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Weekend d’artiste

avril 14, 2009

druid-hills-market

Vous êtes cordialement invité à ma première exposition de photos… ce weekend, à Druid Hills à l’occasion du  Homes & Garden Tour.  Exciting indeed! See you there.

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Au milieu de nulle part

février 17, 2009
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Arabia Moutain pool with diamorpha

Il y a des places magiques ici bas et Arabia Mountain (qui n’a de montagne que le nom) est une de ces places.  Echoué au milieu de nulle part, à 20 kms à l’est d’Atlanta, un mont de granite s’élève et révèle une flore étonnante, des mousses et des lichens, des pools d’eau où, au dèbut février, le rouge vif des diamorpha viennent surprendre le promeneur…

Eloge de la verticalité?

janvier 25, 2009

 

building

Comment définir une communauté d’habitants, ou un quartier, ce qui en anglais s’exprime par « neighborhood »? Par la qualité de ses habitants et la relation qu’ils entretiennent les uns avec les autres? Une certaine délimitation géographique qui peut évoluer avec le temps? Ou bien certaines caractéristiques architecturales, sociales ou économiques qui différencient un secteur d’une ville par rapport à un autre ?   

La municipalité d’Atlanta vient récemment d’inscrire un nouveau paramètre dans cette équation multiple: la verticalité. Le conseil municipal de la ville vient en effet de reconnaitre l’existence d’un voisinage vertical, défini par l’agglomération de trois tours résidentielles, soit 500 résidences au total, dans la zone financière et huppée appelée Buckhead. 

L’intéret de la chose serait de pouvoir gagner en influence lors des décisions en matière d’urbanisation et de zoning sur des sujets qui, a priori, ne touchent pas la majorité des mortels qui habitent « horizontalement », tels que l’existence de zones de stationnement, ou l’ombre causée par la construction d’autres tours. 

Le concept de voisinage vertical reste cependant quelque peu étrange, et pour tout dire, s’apparente à un « oxymoron« . La superposition d’habitations, ou ce que l’on pourrait appeler le modèle pancake, n’est pas architecturalement parlant, vecteur de coercion sociale. L’ascenceur, les escaliers, et peut etre le lobby sont à peu près tout ce qui peut être qualifié d’espace commun qui invite à la rencontre. Peut-être faut-il chercher dans le désir de vivre entre terre et ciel, qui sait?

La vie en 140 charactères

janvier 22, 2009

Je viens de découvrir cette petite vidéo qui décrit, de manière très simplistique mais finalement très réussie, ce qu’est Twitter. J’avoue n’avoir eu que récemment la curiosité d’aller voir ce qu’était ce nouveau site de social networking (sur YouTube ils étaient déja 504,000 à l’avoir visionné…). Après quelques recherches sur Google, j’apprends qu’il existe déjà 1.2 million de personnes connectées à Twitter, et que plus de 2.25 millions de « tweets » sont postés chaque jour. 

Me voila donc en léger décalage, moi qui pensait naivement etre « à jour » avec mes deux blogs et mon addresse sur Facebook (qui, dois-je l’avouer, était surtout pour me connecter avec celui de ma fille de 12 ans. et voir ce qui s’y écrivait..)

Au risque de paraitre « hors-jeu », je trouve quand meme fascinant que l’on (i.e. quelques technies de San Francisco) soient arrivés à créer un un espace supplémentaire pour se connecter socialement, après les Facebook, MySpace et nombres d’autres plateformes. A posteriori, il est également hallucinant que les gens aient encore le temps de « twitter »  après avoir répondu à leurs courriels et leurs messageries téléphoniques. Mais la réalité démontre la contraire. D’après un récent article de Timesonline, l’exercice est meme addictif: la moyenne de temps passé sur Twitter.com par jour serait passée de 10 à 30 minutes, et cela en un an. 

Fort de leur succès, les créateurs de Twitter ont décidé de tester un nouveau service qui intégrerait un moteur de recherche au dela du simple fait de se connecter entre amis. Dixit un des co-fondateurs de Twitter: « Search integration is a way of introducing relevancy to people. This is not just about ‘What are you doing?’ but about what everyone else is doing. Twitter is about finding out what is going on out there right now in real time. This is a powerful new way of repositioning the product. »  

Bon, en attendant, (et si cela vous intéresse et révèle quelque chose de ma personalité), je vais aller me dégourdir les jambes (en 31 charactères.)

The inauguration – vue d’Atlanta

janvier 20, 2009

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Pour ceux à Atlanta qui n’avaient pas fait le voyage à D.C., il restait le Centennial Park pour suivre en direct sur CNN, bien sur, et sur deux écrants géants, la cérémonie officielle d’inauguration.  Une foule de plusieurs centaines de personnes ont bravées un froid glacial pour venir assister en public à cet événement historique et s’identifier, écran interposé, aux quelques deux millions de spectateurs de la capitale.

L’inauguration du premier président afro-américain des Etats-Unis prend une signification particulière ici à Atlanta, la ville de Martin Luther King et un des centres du Civil Right Movement, une ville dont le motto fut et reste d’etre « too busy to hate » ; une ville dont la population reste majoritairement noire (plus de 55% noire et 37% blanche).

L’apparition de Jimmy Carter dans la foule des invités à Washington fut saluée ici par des applaudissements, signe de la popularité toujours réelle de l’ancien président dans sa Géorgie natale. L’arrivée de Barack Obama, quant à elle, généra une émotion forte, soulevant cris de joie et pleurs. 

Une fois le discours du nouveau président fini, la foule se dispersa rapidement, sans meme attendre la retransmission du départ en hélicoptere de l’ancien occupant des lieux. 

 

“We cannot help but believe that the old hatreds
shall someday pass; that the lines of tribe shall soon dissolve.”

Barack H. Obama, inaugural speech.

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Les Mémoires d’Aurélie

décembre 16, 2008

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 Après des semaines de réécriture, de peaufinage, de remise en page, de vérification des sources et de pas mal de coups de téléphones, voici enfin « Les Mémoires d’Aurélie » publiées.   Les éditeurs et éditrices de livres ont désormais mon respect inconditionnel. Je sais désormais le travail que représente l’édition d’un livre. Mais ne vous méprenez pas: l’expérience est gratifiante. 

Tout à commencer par un devoir de classe,  » Demandez à vos grand parents ce qu’était leur vie à votre âge. » Ma fille Clara s’enquérit auprès de sa grand mère paternelle, Aurélie, qui lui raconta les affres de la guerre quand elle avait neuf ans, pendant l’occupation allemande en Alsace.  Beaucoup, j’imagine, ont grandi comme moi, avec ces histoires de guerre, racontées lors des longs repas de familles, le dimanche.  Petite, cela me lassait, surtout quand c’étaient les mêmes histoires qui revenaient sur le tapis. Mais avec le temps, et avec l’âge, on s’intéresse de nouveau à ces histoires familiales. 
Touchée par les anecdotes que Clara rassembla, je suggérai à ma belle maman d’écrire ses mémoires. Oh surprise, quelques mois passèrent et je reçus un manuscrit de 70 pages de lignes bien serrées. Aurélie, pendant l’hiver, avait mis sur papier tous les souvenirs de son enfance, certains connus de toute la famille, d’autres enfouis dans la conscience collective de ceux et celles qui ont vécu des moments douloureux.
Ecrit sous forme de petites scénettes, parfois tristes, parfois drôles, le livre décrit cinq années de vie à Osenbach, un petit village au sud-ouest de Colmar.  Presque tous les hommes, jeunes et vieux, étaient partis à la guerre, de gré ou de force. Les femmes durent faire face à l’occupant. Et c’est là peut être toute la force de ce récit autobiographique, que de faire revivre ces années d’occupation à travers le regard d’une petite fille et la vie d’une famille de onze enfants.  Les rares moments de bonheur et de petits plaisirs, mais aussi le manque de vivres et d’hygiène, les doryphores dans les champs de pommes de terre, les enseignants allemands qui succédèrent aux religieuses, les premiers prisonniers américains qui arrivèrent dans le village, les dénonciations et l’occupation de la cuisine par les état-major allemands successifs. 
De son propre aveu, Aurélie a su trouver une part de bonheur dans toutes ces péripéties et soixante dix ans après, son histoire racontée au fil d’une centaine de pages suscite encore beaucoup d’émotion.
Les Mémoires d’Aurélie sont disponibles sur www.lulu.com sous le numéro 2572549. Bonne lecture! 
 

 

 

 

 

 

 

 

Hommage à Cocteau

novembre 16, 2008

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Quand les lignes téléphoniques ressemblent à des dessins de Cocteau… c’est que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.