Eloge de la verticalité?

2009 janvier 25
by bubbly2

 

building

Comment définir une communauté d’habitants, ou un quartier, ce qui en anglais s’exprime par “neighborhood”? Par la qualité de ses habitants et la relation qu’ils entretiennent les uns avec les autres? Une certaine délimitation géographique qui peut évoluer avec le temps? Ou bien certaines caractéristiques architecturales, sociales ou économiques qui différencient un secteur d’une ville par rapport à un autre ?   

La municipalité d’Atlanta vient récemment d’inscrire un nouveau paramètre dans cette équation multiple: la verticalité. Le conseil municipal de la ville vient en effet de reconnaitre l’existence d’un voisinage vertical, défini par l’agglomération de trois tours résidentielles, soit 500 résidences au total, dans la zone financière et huppée appelée Buckhead. 

L’intéret de la chose serait de pouvoir gagner en influence lors des décisions en matière d’urbanisation et de zoning sur des sujets qui, a priori, ne touchent pas la majorité des mortels qui habitent “horizontalement”, tels que l’existence de zones de stationnement, ou l’ombre causée par la construction d’autres tours. 

Le concept de voisinage vertical reste cependant quelque peu étrange, et pour tout dire, s’apparente à un “oxymoron“. La superposition d’habitations, ou ce que l’on pourrait appeler le modèle pancake, n’est pas architecturalement parlant, vecteur de coercion sociale. L’ascenceur, les escaliers, et peut etre le lobby sont à peu près tout ce qui peut être qualifié d’espace commun qui invite à la rencontre. Peut-être faut-il chercher dans le désir de vivre entre terre et ciel, qui sait?

4 réponses leave one →
  1. 2009 janvier 25

    c’est effectivement un concept inventé purement pour justifier l’empilement des gens dans des clapiers et faire du fric sans avoir honte d’empiler les gens dans des clapiers. Alors on ne dit pas qu’on les empile, on dit qu’on fait du “neighborhood vertical”. C’est tout.

    • 2009 janvier 26
      bubbly2 lien permanent

      Eva, cela est peut etre vrai en France, dans les “HLM” mais dans le cas cité, à Atlanta, l’habitat vertical, generalement, est reservé à une élite. Les appartements coutent entre $400,000 et +$1 million. A ce prix là, ce ne sont pas veritablement des “clapiers”!

  2. 2009 avril 22

    Très belle vignette… La mise en bouche pour un article plus long ? Je crois que ça intéresserait des gens ici… Le concept est-il simplement une “idée municipale” ou provient-il de la réflexion théorique d’un urbaniste connu ?

  3. 2009 avril 25
    bubbly2 lien permanent

    Je ne sais pas mais j’imagine que cela doit se faire ailleurs aux Etats Unis. J’ai consulté une dissertation de these sur le sujet pour l’occasion, c’est la ou il parlait du modele pancake. C’est assez fascinant, quand tu penses que finalement ici, c’est soit tout en hauteur (skyscrapers) ou tout plat (type suburbia).

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