Voilà quelques semaines que les problèmes de congestion et d’embouteillage sur les routes d’Atlanta se sont résolus. Un miracle? Non, tout simplement un manque d’essence.
Depuis que l’ouragan Ike a déferlé sur le Texas, le gazoline est devenu denrée rare en Géorgie et dans les états voisins. Cela a permis de donner aux habitants d’Atlanta un avant gout de ce que pourrait etre la vie sans carburant. Pas de panique (dans la mesure ou on savait que la pénurie n’était que temporaire) mais un certain malaise et beaucoup de bousculade dans les quelques rares stations services qui délivraient leur or noir au compte-gouttes.
En vers, cela pourrait se traduire ainsi:
Oh drill baby drill
So goes the song
Of the ones on the Hill
There is n’more gas in Atlanta
But I bet ya there’s some in Alaska
We are all running dry
And nobody to say why
Fill your tank at dusk
Fill your tank at dawn
Because you never know
How long it will go

Mon ami switchie2 me fait remarquer avec justesse que si on entend partout la petite chansonette de “drill baby drill”, personne ne dit qu’il faudrait commencer par économiser le carburant et l’énergie en general pour moins dependre des importations. Vrai. Il y a bien sur quelques voix qui s’élevent mais elles sont trop faibles en ces temps electoraux. La seule chose qui a recemment fait changer l’attitude des Americains a ete la hausse du prix du carburant. C’etait a la fin du mois d’aout. Au dessus de $4 /$4.50 le gallon (voir $5 dans des villes comme San Francisco) , les Americains ont commencé à réflechir serieusement sur leurs consommations de carburant et ont réduit leur trajet. Les ventes de SUV ont pris un coup, les gens faisaient du car pooling, personne ( ou presque) sur les routes pour le long week de Labor day. Et puis, le prix du carburant est tombé, et les bonnes intentions avec lui. C’est sidérant et attristant à la fois.