Weekend d’artiste

Vous êtes cordialement invité à ma première exposition de photos… ce weekend, à Druid Hills à l’occasion du Homes & Garden Tour. Exciting indeed! See you there.
Au milieu de nulle part

Arabia Moutain pool with diamorpha
Il y a des places magiques ici bas et Arabia Mountain (qui n’a de montagne que le nom) est une de ces places. Echoué au milieu de nulle part, à 20 kms à l’est d’Atlanta, un mont de granite s’élève et révèle une flore étonnante, des mousses et des lichens, des pools d’eau où, au dèbut février, le rouge vif des diamorpha viennent surprendre le promeneur…
Eloge de la verticalité?

Comment définir une communauté d’habitants, ou un quartier, ce qui en anglais s’exprime par “neighborhood”? Par la qualité de ses habitants et la relation qu’ils entretiennent les uns avec les autres? Une certaine délimitation géographique qui peut évoluer avec le temps? Ou bien certaines caractéristiques architecturales, sociales ou économiques qui différencient un secteur d’une ville par rapport à un autre ?
La municipalité d’Atlanta vient récemment d’inscrire un nouveau paramètre dans cette équation multiple: la verticalité. Le conseil municipal de la ville vient en effet de reconnaitre l’existence d’un voisinage vertical, défini par l’agglomération de trois tours résidentielles, soit 500 résidences au total, dans la zone financière et huppée appelée Buckhead.
L’intéret de la chose serait de pouvoir gagner en influence lors des décisions en matière d’urbanisation et de zoning sur des sujets qui, a priori, ne touchent pas la majorité des mortels qui habitent “horizontalement”, tels que l’existence de zones de stationnement, ou l’ombre causée par la construction d’autres tours.
Le concept de voisinage vertical reste cependant quelque peu étrange, et pour tout dire, s’apparente à un “oxymoron“. La superposition d’habitations, ou ce que l’on pourrait appeler le modèle pancake, n’est pas architecturalement parlant, vecteur de coercion sociale. L’ascenceur, les escaliers, et peut etre le lobby sont à peu près tout ce qui peut être qualifié d’espace commun qui invite à la rencontre. Peut-être faut-il chercher dans le désir de vivre entre terre et ciel, qui sait?
La vie en 140 charactères
Je viens de découvrir cette petite vidéo qui décrit, de manière très simplistique mais finalement très réussie, ce qu’est Twitter. J’avoue n’avoir eu que récemment la curiosité d’aller voir ce qu’était ce nouveau site de social networking (sur YouTube ils étaient déja 504,000 à l’avoir visionné…). Après quelques recherches sur Google, j’apprends qu’il existe déjà 1.2 million de personnes connectées à Twitter, et que plus de 2.25 millions de “tweets” sont postés chaque jour.
Me voila donc en léger décalage, moi qui pensait naivement etre ”à jour” avec mes deux blogs et mon addresse sur Facebook (qui, dois-je l’avouer, était surtout pour me connecter avec celui de ma fille de 12 ans. et voir ce qui s’y écrivait..)
Au risque de paraitre “hors-jeu”, je trouve quand meme fascinant que l’on (i.e. quelques technies de San Francisco) soient arrivés à créer un un espace supplémentaire pour se connecter socialement, après les Facebook, MySpace et nombres d’autres plateformes. A posteriori, il est également hallucinant que les gens aient encore le temps de “twitter” après avoir répondu à leurs courriels et leurs messageries téléphoniques. Mais la réalité démontre la contraire. D’après un récent article de Timesonline, l’exercice est meme addictif: la moyenne de temps passé sur Twitter.com par jour serait passée de 10 à 30 minutes, et cela en un an.
Fort de leur succès, les créateurs de Twitter ont décidé de tester un nouveau service qui intégrerait un moteur de recherche au dela du simple fait de se connecter entre amis. Dixit un des co-fondateurs de Twitter: “Search integration is a way of introducing relevancy to people. This is not just about ‘What are you doing?’ but about what everyone else is doing. Twitter is about finding out what is going on out there right now in real time. This is a powerful new way of repositioning the product.”
Bon, en attendant, (et si cela vous intéresse et révèle quelque chose de ma personalité), je vais aller me dégourdir les jambes (en 31 charactères.)
The inauguration – vue d’Atlanta
Pour ceux à Atlanta qui n’avaient pas fait le voyage à D.C., il restait le Centennial Park pour suivre en direct sur CNN, bien sur, et sur deux écrants géants, la cérémonie officielle d’inauguration. Une foule de plusieurs centaines de personnes ont bravées un froid glacial pour venir assister en public à cet événement historique et s’identifier, écran interposé, aux quelques deux millions de spectateurs de la capitale.
L’inauguration du premier président afro-américain des Etats-Unis prend une signification particulière ici à Atlanta, la ville de Martin Luther King et un des centres du Civil Right Movement, une ville dont le motto fut et reste d’etre “too busy to hate“ ; une ville dont la population reste majoritairement noire (plus de 55% noire et 37% blanche).
L’apparition de Jimmy Carter dans la foule des invités à Washington fut saluée ici par des applaudissements, signe de la popularité toujours réelle de l’ancien président dans sa Géorgie natale. L’arrivée de Barack Obama, quant à elle, généra une émotion forte, soulevant cris de joie et pleurs.
Une fois le discours du nouveau président fini, la foule se dispersa rapidement, sans meme attendre la retransmission du départ en hélicoptere de l’ancien occupant des lieux.
“We cannot help but believe that the old hatreds
shall someday pass; that the lines of tribe shall soon dissolve.”
Barack H. Obama, inaugural speech.

Les Mémoires d’Aurélie
Après des semaines de réécriture, de peaufinage, de remise en page, de vérification des sources et de pas mal de coups de téléphones, voici enfin “Les Mémoires d’Aurélie” publiées. Les éditeurs et éditrices de livres ont désormais mon respect inconditionnel. Je sais désormais le travail que représente l’édition d’un livre. Mais ne vous méprenez pas: l’expérience est gratifiante.
Hommage à Cocteau
Haut en couleur
Apres tant de commotion politique, j”oublie un instant de voir la vie en noir et blanc et je contemple, en toute sérénitude, la beauté de ces arbres aux couleurs changeantes: du rouge, du jaune, arbres incandescents qui s’allument sous les rayons du soleil, et s’éteignent avec le soir. Un spectacle enivrant pour qui aime flaner. Atlanta est de toute beauté, en ces jours automnaux.
Un jour historique
Dessin de Mike Lukovitch, paru dans l’Atlanta Journal Constitution le soir des élections.
Atlanta, bien sur, était en effervescence ce mardi 4 novembre et l’immense majorité black de la ville en liesse, voire en pleurs. La Géorgie par contre est restée décidemment bien rouge et républicaine (par opposition à son état voisin, la Floride, passée démocrate), soulignant la fracture politique qui existe encore et toujours entre la capitale et le reste de l’Etat.
A voir ci-dessous le reportage intéressant multimédia faites par les photographes de l’AJC dispatchés aux quatre coins de la ville:
http://www.ajc.com/video/content/video/?bcpid=1659825399&bclid=1716449804&bctid=1902591275
Contre nature
Selon un récent article de l’AP, les agents du National Park Services ont annoncé une mesure drastique pour dissuader les voleurs de saguaros (car oui, cela existe): insérer des microchips, de la taille d’un grain de riz, dans les cactus géants du désert du Sonora.
D’après les statistiques du National Park Service, 17 saguaros auraient été déterrés l’année dernière, pour etre revendu chez des particuliers ou pour des complexes touristiques. Le prix de vente de ces beaux spécimens épineux: $1,000 environ.
Quelle tristesse que de devoir ”tagger” les saguaros comme on “tagge” les livres de bibliothèques ou les oiseaux migrateurs!
Et quelle tragédie pour tous ces saguaros transplantés, parce que s’il existe bien une plante difficile à “faire voyager”, c’est bien le saguaro. Le saguaro est un géant aux pieds d’argile. Ses racines sont étonnemment peu profondes. Le transplanter est une absurdité et est contre nature.
Toute la force du saguaro est justement de réaliser cet équilibre fragile et toute sa beauté réside dans sa démesure verticale et son immuabilité. Le pire ennemi du saguaro n’est pas le jackrabbit qui vient manger sa chair pulpeuse ni le manque d’eau dans les périodes de sécheresse mais bien la stupidité de l’homme.
Un autre exemple de stupidité humaine…
Check for new pictures on saguaros and the desert of Sonora on my website www.virginiekphotography.com/portfolio2.html from my recent trip to Tucson, Arizona…




